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Portfolio : Tours

Au cours de l’histoire, reflet d’un pouvoir spirituel (clochers, minarets…), politique (beffrois) ou socio-économique (depuis San Giminiano…), la tour, qui marque de sa verticale la silhouette urbaine, participe à l’identité d’une ville autant qu’elle porte celle de son commanditaire.
Quartier d'affaire de Xizhimen | (c) AREP - Didier Boy de la Tour

Les tours Xizhimen à Pékin, réalisées par AREP, sont implantées à l’emplacement d’une ancienne porte de la ville historique. Elles développent une silhouette de trois arches constituées par les pignons des tours vus du centre-ville, symbolisant pour tous les chinois la porte de la ville chinoise.

 

La tour de Doha " Sport City ", construite pour supporter la flamme olympique à l’ouverture des jeux asiatiques de 2006, symbolise, elle, un grand porte flamme.

La tour Agribank à Hanoï, très minérale et implantée dans un jardin, évoque un grand rocher dans la nature.

Qu’elle soit isolée ou qu'elle s’inscrive dans un ensemble, toute tour n’a pas vocation à constituer une icône urbaine.

 

Prisée pour les vues qu’elle offre (notamment pour les programmes de logements) et sa capacité à générer une densité extrême d’activités, la tour est une réponse urbaine qu’il faut toujours comparer à d’autres typologies, au regard des valeurs d’images autant que l’image qu’elle véhicule.

 

Même extrêmement fonctionnelle et chargée de symboles, la tour ne participera à la qualité urbaine que si sa relation au sol concourt à générer un espace public, intense et continu, pertinent, à l’échelle humaine comme à celles des mobilités de la ville contemporaine.