Perspectives

Quelle évaluation de la résilience des territoires ?

La résilience, qu’elle soit l’objectif d’un territoire ou d’un bâtiment, qu’elle soit recherchée pour faire face aux conséquences durables du changement climatique ou à celles plus transitoires de situations perturbées (manifestations sportives, culturelles, mouvements sociaux, pannes de systèmes, accidents…) nécessite d’être en capacité de comprendre les phénomènes et d’anticiper leurs conséquences, en faisant preuve de bon sens et d’innovation dans les stratégies à déployer et les solutions à apporter.
Photo d'une rue inondée
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Notre groupe compte des urbanistes, des architectes, des ingénieurs, des économistes et des designers et il est spécialisé dans l'étude et la réalisation de projets pluridisciplinaires en aménagement et en construction. Notre expérience, fondée sur l'aménagement des espaces du mouvement (gares, pôles d'échange) s'étend aux programmes urbains complexes (bâtiments publics, tertiaires ou commerciaux) ainsi qu'à l'aménagement des nouveaux développements urbains et des grands territoires en France et à l'international.

Cette hybridation des compétences, associées à notre capacité à intervenir à toutes les échelles, donnent à AREP toutes les clés pour déployer des stratégies et proposer des solutions conduisant à la résilience des projets, en cohérence avec la Politique de Développement Durable du Groupe qui identifie le thème de la résilience des espaces de la mobilité (espaces urbains et bâtiments), comme étant l'un des principaux objectifs contribuant à la conception de la ville durable.

 

S’agissant des conséquences du changement climatique, il est désormais acté que l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère va entrainer une hausse d’au moins 2°C de la température d’ici à la fin du siècle.

 

Dans un contexte de réduction des moyens financiers, la lutte contre les catastrophes environnementales ne peut reposer uniquement sur des infrastructures coûteuses en investissement et entretien, dont l’efficacité est limitée à un niveau de risque donné. Il faut changer radicalement la prise en compte du risque, l’intégrer en amont de l’organisation des territoires, pour penser une ville capable de fonctionner en situation de crise.

 

Résistance face aux causes mais résilience face aux conséquences du changement climatique, c’est sur ce paradigme que le groupe AREP construit son expertise, quelle que soit l’échelle des projets : grands territoires, villes, quartiers, îlots, Bâtiments.

 

En témoignent notamment les travaux menés par le groupe AREP dans le cadre du programme européen CORFU[1]  entre 2010 et 2014, sur l’amélioration de la résilience des territoires face au risque naturel le plus fréquent et le plus coûteux, les inondations.

 

CORFU est un projet de recherche sur quatre ans financé par l’Union européenne qui a pour but de concevoir des stratégies complémentaires pour accroître la résilience des villes européennes et asiatiques par rapport aux inondations. L’eau, notamment la gestion du risque d’inondation, doit être considérée comme une des composantes clefs participant à dessiner les formes urbaines contemporaines, jusqu’à l’échelle des bâtiments.

 

Dans le cadre de ce projet, huit métropoles européennes et asiatiques ont été étudiées (Barcelone, Hambourg, Nice, Beijing, Dhaka, Mumbai, Incheon et Taipei), offrant un large éventail de situations topographiques, de typologies urbaines, de gouvernances et de niveaux de vulnérabilité.

En partenariat avec l’université de Sophia Antipolis, le travail d'AREP Environnement a consisté à :

 

 

schéma indicateur d’évaluation de la résilience d’un territoire
Proposition d’un indicateur d’évaluation de la résilience d’un territoire ; le FRI | (c) AREP
  • Dresser un état des lieux des projets d’aménagement urbain et des bonnes pratiques concernant la gestion des risques d’inondation et la planification des mesures de prévention structurelles et non-structurelles.

 

  • Identifier les fonctions et services métropolitains stratégiques qui doivent être préservés et restaurés en priorité pendant et après une inondation.

 

  • Concevoir des outils pour accompagner les collectivités dans le processus d’intégration du risque (évaluation, indicateurs de résilience actuelle, niveau à atteindre, mise en place de stratégies adaptées)

 

 

 

Ce travail a permis au groupe AREP de développer son savoir-faire dans l'appréciation (capacité de projection et de compréhension des phénomènes) et la maitrise des risques liés au changement climatique. Aujourd'hui, AREP Environnement s'intéresse notamment au big data et au crowdsourcing, pour être en capacité de proposer aux collectivités des stratégies globales : évaluation, objectifs, stratégie de conception, stratégie de gestion temps réel et stratégie d'amélioration.

 

 


[1] COllaborative Research on Flood resilience in Urban areas. Programme réunissant 17 partenaires venant de 10 pays.