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La richesse patrimoniale des gares d’Ile de France

Le réseau d’Ile de France est riche d’un patrimoine ferroviaire de 381 gares, patrimoine immobilier d’exception légué par l’histoire. Les gares les plus anciennes et l’infrastructure ferroviaire sont le témoin de l’industrialisation de la France, qui s’est faite par la mise en réseau du territoire, au XIXe siècle à partir de 1837, date de création de la première ligne de chemin de fer en France.
Image des murs à colombages de la gare de saint-Leu-La-Forêt
Gare de Saint-Leu-la-Forêt, le vestibule | (c) M. Lee Vigneau

Les gares ont toujours été au cœur du projet urbain et architectural des villes. Elles sont le lieu où s’inscrivent les évolutions de notre société : les bouleversements démographiques et sociaux vont de pair avec la mobilité des biens et des personnes. Intervenir sur notre patrimoine en le comprenant c’est se donner les outils pour continuer d’inventer les gares de demain. La SNCF et les acteurs du ferroviaire, comme AREP, continue aujourd’hui à écrire l’histoire des infrastructures et donc à écrire celle des villes et celle de nos modes de vie.

 

Dans un contexte de changements, il est judicieux de s’interroger sur le devenir du patrimoine des gares en Ile de France, afin d’orienter la prise de décision qui permettra la transmission des bâtiments ferroviaires aux générations futures. Comment conserver ce patrimoine et le mettre en valeur ? Comment l’adapter à nos modes de vie contemporains et aux réglementations actuelles ?

 

Toute intervention sur une gare est le point de départ d’une réflexion à grande échelle sur le patrimoine du réseau d’Ile de France. Elles sont au cœur des problématiques du Grand Paris, qui a pour ambition d’améliorer le cadre vie et corriger les inégalités territoriales en s’appuyant sur un réseau de transport moderne.

Quelle est la place des gares et de leurs abords dans les choix urbains de la Métropole ?

 

La préservation des gares s'inscrit dans une démarche de développement durable et interroge les obligations de transition énergétique. La maintenance de ces édifices, souvent centenaires, répond aux exigences de frugalité de notre siècle. Conserver le bâti, dans le respect de ses techniques constructives et restaurer l’existant avec des matériaux durables, permet la transmission.

 

La valeur patrimoniale des gares

Les moyennes et petites gares d’Ile de France doivent faire l’objet d’une réflexion sur la définition de leur valeur patrimoniale, apportée par l’expertise de l’architecte du patrimoine. Celui-ci place au cœur de la réflexion une analyse fine de l’édifice : son évolution historique, ses pathologies sanitaires et structurelles, son cadre règlementaire et la compréhension des enjeux urbains, pour pouvoir orienter les choix de conservation.

Par sa restauration, l’identité retrouvée de la gare permet de l’inscrire dans son contexte et de l’intégrer aux enjeux urbains. La gare s’ancre dans la ville et par ses services (microworking, boutiques du quotidien, retrait colis…), elle devient un lieu de vie et non plus un lieu de passage.

 

À la Direction des Gares d’Ile de France, au sein de la cellule patrimoine du département Conception-Réalisation, des inventaires et des cartographies, des gares et de leurs abords, sont développés. Véritable outil de liaison entre les époques et leurs spécificités, la cellule patrimoine a pour objectif d’apporter une expertise face aux enjeux de conservation, de développement durable et de maîtrise des investissements d’exploitation.

Alors que l’urbaniste et l’architecte accueillent les voitures autonomes, intègrent la big data au chevet des infrastructures ou pensent la gare comme futur hub énergétique, ils s’inscrivent au cœur d’un patrimoine architectural urbain et paysager. Entre études historiques et diagnostiques, entre consolidation d’ouvrage et restitutions d’édifices, la chronique proposée ici se nourrit des petites histoires qui font la grande et qui vous donneront des clefs pour vivre la ville autrement.