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TECHNICENTRE D’HELLEMMES : RETOUR VERS LE FUTUR

Fleuron du savoir-faire de SNCF depuis 1873, l’établissement industriel de la banlieue lilloise se met au diapason des ambitions énergétiques et environnementales du Groupe. Un projet de renouvellement unique qui s’inscrit également dans le sillage des orientations fixées par la loi sur la transition énergétique ainsi que la COP 21. Gros plan sur le Technicentre du futur.  

145 ans après sa sortie de terre, il continue à faire rayonner l’industrie locale. Chaque jour, ce sont 420 agents qui investissent les 95 000m2 du Technicentre d’Hellemmes, le plus grand (et le plus ancien) bâtiment industriel estampillé SNCF. Une ville dans la ville où l’on parle couramment rénovation et réparation (TGV, Eurostar, Thalys), maintenance, mais aussi innovation, grâce à un pôle ingénierie chargé d’imaginer le train de demain.

Mise au vert

Symbole parmi les symboles, le site est le premier du genre à amorcer un virage en phase avec la volonté de l’État de réduire les émissions de CO2 générées par le secteur de la construction. Dans cette optique, AREP a fait valoir son expertise technique, énergétique, environnementale, économique et juridique afin d’imaginer un projet qui répondra aux exigences du label E+ C- (Énergie Positive et Réduction Carbone), la nouvelle référence sur le terrain de la réglementation thermique à l’horizon 2020 (voir notre vidéo). En plus de respecter les grands principes érigés par la RT 2012 (isolation, éclairage naturel, chauffage etc.), le futur Technicentre d’Hellemmes expérimentera donc la production d’énergies renouvelables grâce à une centrale photovoltaïque d’1,8 MWc installée sur sa toiture. Objectif : se protéger de la volatilité du coût de l’énergie tout en tirant parti d’une installation dont les bénéfices se feront sentir dans les 12 ans à venir. Car en plus de stocker et d’auto-produire de l’énergie, l’immense toiture de 9000m2 permettra également d’en revendre (sur le réseau ou aux bâtiments voisins) !

(Re)pensé pour les agents

Cette évolution majeure, le Technicentre d’Hellemmes la conjuguera avec une amélioration du confort des agents qui profiteront d’un bâtiment flambant neuf pour faire évoluer leur process de maintenance. Fini donc, les interventions dans un édifice « sur voies », et place à une activité modernisée dans un atelier fermé où les caisses des voitures seront déplacées par un outillage mobile sur différents postes de travail. Plus qu’une nouvelle page de sa riche histoire qu’il s’apprête à écrire, le Technicentre d’Hellemmes traduit également la volonté de SNCF et d’AREP de redessiner ensemble un patrimoine immobilier qui n’a de cesse de se renouveler en conservant toujours un temps d’avance… et un œil vers l’avenir. Et si le plus vieux bâtiment industriel ferroviaire français était aussi celui de demain ?

*  Rédacteur : Damien Guillou, d'après les textes de Jean-Baptiste LEFEUVRE, Responsable AREP Environnement